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Compte-rendu de la troisième séance préparation au NaNo

 
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Solamades


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MessagePosté le: Lun 14 Oct - 22:43 (2013)    Sujet du message: Compte-rendu de la troisième séance préparation au NaNo Répondre en citant

Compte-rendu de la troisième séance préparatoire au NaNo,
avec Arnaud Le Gouëfflec




Première séance :  le pitch
Deuxième séance : Les scènes fortes et le synopsis.
(Ne pas oublier la deuxième intrigue qui se croise avec la première. Elle arrive vers la deuxième moitié du roman, quand on commence à fatiguer, ça donne un coup de pouce et relance l’intérêt de l’histoire.)
Troisième séance : Le chapitrage


1/ Quelque chiffres

  • Écrire un roman, c’est du gros œuvre, du travail de maçon, un peu grossier dans la manière dont on fait la charpente.

  • Organiser le récit, c’est distribuer les scènes sur la durée et pour cela , il faut chapitrer. L’idéal, c’est 20 ou 30 chapitres pour une histoire de 50 000 mots

  • Un roman, c’est 175 pages d’un livre de poche ou 95 pages environ d’un traitement de texte type word ou OpenOffice, ce qui nous concerne de plus près.

  •  Formater en Garamond 12, la police des écrivains, interligne 1,5 pour aérer.

  • Pour 30 chapitres en police Garamond ( la police des écrivains ) taille 12, avec 1.5 d’interligne, on obtient 3 pages par chapitre, 530 mots par page.  



2/ Tout savoir sur les chapitres


    ✓     Un chapitre, c’est une petite victoire. Un roman, c’est trente petites victoires d’affilées.

    ✓    Le chapitre permet de faire des ellipses. L’éllipse, c’est le repos du guerrier, ça permet de reposer le personnage et de réfléchir à la suite. C’est une sorte de pause.

    ✓    Ça permet aussi d’introduire un changement de point de vue.

    ✓    Changer de chapitre donne l’occasion de jouer avec l’ordre chronologique, de faire des flash back ou de l’anticipation.

    ✓    La fin de chapitre, il faut qu’elle ait quelque chose de spécial. Un mot d’esprit, un peu de suspens, un gag… Bref, quelque chose qui clôture avec un minimum de finesse.

    ✓    A chaque chapitre son idée, il faut que commencer un nouveau chapitre serve à quelque chose à chaque fois. Pas forcément un rebondissement, on peut aussi introduire quelque chose, un personnage, une situation… ou faire une pause, grâce à une scène contemplative ou des sentiments.

    ✓    Une période de dépression, de creux, avec moins d’action permet de rendre plus mouvementé encore la scène d’action qui va suivre.

    ✓    Ne pas hésiter à se baser sur son humeur pour écrire un chapitre précis. Quand on est en forme, faire les descriptions fastidieuses est plus facile, quand on est énervé, préférer les scènes d’action.

    ✓    Quand l’humeur ne correspond pas, on peut sauter un chapitre pour l’écrire plus tard ou alors le faire rapide et mal. Mieux vaut un chapitre mauvais que pas de chapitre du tout.

    ✓    Doubler une page, ce n’est pas dur. À chaque phrase, il suffit d’en rajouter une derrière. C’est étoffer. Par contre en écrire une à partir de rien, c’est beaucoup plus dur.


3/ Le tableau de répartition des chapitres


Pour se repèrer dans toute cette masse de mot, Arnaud L.G. Fait un tableau.

    •    Pendant les 5 000 premiers mots, chapitres 1 à 3, c’est la scène d’exposition ( 9 à 10 pages )

On pose les personnages, on les fait évoluer un peu, présenter les persos, leur raison d’être, leur problématique. Il peut se passer une petite chose, il ne faut pas que ce soit du vide, mais il faut développer la base avant de passer à l’action. Une histoire, ça part d’un ennui, on évolue vers de l’action, puis on retourne dans l’ennui. Nous en sommes donc encore à la phase d’ennui.

    •    Pendant les 2 500 mots suivants, chapitres 4 et 5, c’est l’événement perturbateur ( 4 à 5 pages )
C’est le «truc» qui déclenche l’action, les hostilités. L’élément perturbateur, c’est le petit grain de sable qui va faire sortir tout le monde de la banalité, il y a un problème, et il va falloir le résoudre.

    •    Pendant les 16 000 mots suivants, chapitres 6 à 15, c’est la partie 1 ( 30 pages )

Il s’agit de développer la première intrigue. Des méchants, des obstacles qui posent problème…

    •    Pendant les 16 000 mots suivants, chapitres 16 à 25, c’est la partie 2 ( 30 pages )
 C’est le moment d’amener la deuxième problématique. Dans cette partie, les problèmes prennent une nouvelle dimension. ( Exemple, dans Robinson Crusoé, la première partie tourne autour de l’installation de Crusoé sur l’île. La seconde, à la moitié du roman, fait intervenir les cannibales. )

    •    Pendant les 8 000 mots suivants, chapitres 26 à 29, c’est la scène finale ( 15 pages )
C’est moment ou les choses vont se résoudre, attention à ne pas jumper le shark, prendre le temps de développer cette scène. C’est le climax, le moment de l’histoire où l’intensité est la plus haute. Il ne faut pas bacler ce moment sous prétexte qu’on a hâte d’en finir.

    •    Pendant les 2 500 derniers mots, chapitre 30, c’est l’épilogue ( 4 à 5 pages )
Il est temps de montrer toutes les retombées de l’histoire, ce que le personnage devient et réintroduire de l’ennui.


Quand on a fait ça, on a fait le plus gros. Il ne reste plus qu’à étoffer.

Le tableau permet de commencer à noter ses idées, sachant où elles vont se situer dans l’histoire. Ça aide à savoir comment équilibrer le roman, gérer le ressentit en soignant le rythme. Mais attention, ce n’est qu’un schéma, ce n’est pas à appliquer à la lettre. Ne pas hésiter à prendre de l’avance.


4/ Derniers conseils

    ✓     Quand plus tard il faudra faire lire le texte, attention à supporter la critique. À savoir, quand le texte est imprimé sur papier, les gens sont toujours plus critiques parce que ça ressemble plus au produit fini.

    ✓    Dans l’épilogue, on peut en profiter pour rajouter un peu de finesse, devenir plus psychologique, calmer tout le monde.

    ✓    On peut aussi finir par une grosse claque qui fait que le calme est brisé au tout dernier moment pour laisser le lecteur dans un état de surprise. Par exemple, à la toute fin d’une histoire d’amour, le couple se fait tuer. C’est violent, mais ça marque le lecteur.

    ✓    S’il y a une suite au roman, on peut l’amorcer dans l’épilogue.


La prochaine fois, il s’agira pour Arnaud de nous parler d’astuces très utiles, concernant par exemple le point de vue à adopter ou le ton.






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MessagePosté le: Lun 14 Oct - 22:43 (2013)    Sujet du message: Publicité

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